LES BESOINS ALIMENTAIRES DES CHEVAUX Pour vivre, les chevaux ont des besoins alimentaires qui varient avec la race, l’état d’embonpoint, le sexe, l’âge et surtout l’activité et le poids. Besoins énergétiques : La couverture des besoins énergétiques constitue la base du rationnement du cheval. Ils sont calculés en Unités Fourragères Cheval (UFC). 1UFC= énergie nette d' 1 kg d'orge = 2200kcal L’énergie est apportée au cheval par les fourrages (fibres digestibles), l’amidon, les sucres et les matières grasses. Besoins protéiques : Les matières azotées assurent la constitution de tous les tissus, donc des muscles du sportif. Les besoins azotés du cheval sont exprimés en grammes de Matières Azotées Digestibles ou MADC. Les protéines sont apportées par les fourrages, les issues de céréales, les plantes protéagineuses (pois) et oléagineuses (soja, tournesol, lin). Besoins en minéraux et en vitamines : Les minéraux sont essentiels dans la constitution de l’organisme et dans la régulation des échanges cellulaires. On distingue chez le cheval des besoins en macroéléments(Calcium, Phosphore, Sodium, Potassium, Magnésium, Souffre) et en oligo-éléments(Fer, Cuivre, Zinc, Cobalt, Sélénium, Iode). Rapport phosphocalcique (Ca/P) : Le rapport phosphocalcique est un critère très important à prendre en compte lors de l’évaluation des besoins du cheval. Il doit être compris entre 1 et 2. La ration totale ne devrait donc jamais contenir plus de phosphore que de calcium afin de prévenir les risques d’affections osseuses. Les vitamines jouent également un rôle très important dans l’équilibre nutritionnel. Elles sont indispensables à l’entretien et à la production et doivent être apportées régulièrement par l’alimentation. On distingue des besoins en vitamines liposolubles(A, D, E, K) et des besoins en vitamines hydrosolubles(B, PP, C, Biotine, Inositol, Choline…). Pour calculer ces besoins alimentaires, on distingue les besoins d’entretien et les besoins de production susceptibles de s’y ajouter. Les besoins d’entretien : Ce sont les besoins d’un cheval n’ayant aucune production autre que le déplacement lié à la recherche de sa nourriture et à la détente physique. Chez le cheval de format moyen, les besoins d’entretien sont proportionnels au poids vif du cheval : Energie = 0,85 UFC/100Kg de poids vif Azote = 60 g MADC/100 kg de poids vif Rapport MADC/UFC = 75 g Rapport Ca/P = 1,4 Les besoins de production dépendent de la nature et de l’intensité des fonctions supplémentaires de : - Reproduction - Lactation - Croissance - Travail musculaire 1) Besoins pour la reproduction : - Besoins de la jument gestante : 7/8 premiers mois= Besoins d'entretien La ration sera particulièrement enrichie en protéines, énergie, vitamines et minéraux. - Besoins de l’étalon à la reproduction : Il est nécessaire d’augmenter la ration selon que l’étalon assure un service léger (occasionnel), moyen (régulier) ou intense (plus d’une saillie par jour). 2) Besoins pour la lactation : Les besoins en énergie, protéines, Vitamines A et E sont doublés lors de la lactation afin de satisfaire à la production de lait (10-18 l/j). Une alimentation insuffisante ou déficiente pendant les 3 premiers mois a un effet néfaste sur la condition de la jument, sa fertilité et la croissance de son poulain. Ensuite, la ration de la jument doit diminuer progressivement avec la baisse de lactation, jusqu'à être revenue à l’entretien au moment du sevrage. 3) Besoins pour la croissance : Pendant la première quinzaine de jours, le poulain ne se nourrit que du lait de sa mère. Ensuite, il commence à grignoter quelques aliments solides, en augmentant les doses, proportionnellement à la diminution de la qualité et de la quantité du lait de la jument. Pendant cette période, il est nécessaire d’éviter les variations brutales d’alimentation du poulain par défaut ou par excès. Les retards de croissance des 6 premiers mois ne se récupèrent jamais complètement. Au sevrage, il est important de ne pas augmenter brutalement la ration, malgré une perte de poids possible, due au stress de la séparation. Il convient alors de contrôler les équilibres énergie/protéines, vitamines, minéraux et oligoéléments. Les exigences alimentaires commencent à diminuer après la première année au fur et à mesure que la formation du squelette et la croissance se ralentissent. A partir de la deuxième année de pâturage, la ration d’entretien est suffisante. 4) Besoins pour le travail : Les exigences alimentaires varient proportionnellement à la longueur et à l’intensité de l’entraînement. Il est nécessaire d’augmenter la ration selon que le cheval effectue travail très léger, un travail léger, un travail moyen, un travail intense ou un travail très intense. Travail très léger = détente ou sortie courte. Travail léger = travail avec un cavalier débutant ou sortie longue. Travail moyen = travail avec un cavalier confirmé ou entraînement en extérieur. Travail intense = préparation de compétition, entraînement en terrain varié ou compétition. Travail très intense = course de galop de yearling
Les besoins de production:
3 derniers mois= 60 % du développement du foetus entraine une augmentation des besoins.
- Le sevrage :